Are You Experienced?

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jeudi, février 12 2009

The Johnny Cash TV Shows.

Il arrive parfois qu'on trouve ce que l'on était pas venu chercher !
C'est ce qui m'est arrivé l'autre jour en allant à la médiathèque, je cherchais de quoi lire et je suis reparti avec un double DVD : The Johnny Cash TV Shows (best of).
Allons droit au but : c'est un monument ! Johnny Cash a la classe : la vraie !
On y croise de la country (logique), du rock (de d'jeuns pour l'époque avec CCR), de la soul (avec Stevie Wonder), du mythe encore vivant (avec Louis Amstrong), du mythe en devenir (Neil Young avant qu'il n'essaye de nous faire les poches avec son coffret...) et j'en passe !
Il faut vous imaginer les costumes des années 70, les brushing parfaits (et je ne vous parle pas de la coiffure de Tammy Wynette !) et les décors des émissions des Carpentier, mais sans le côté chansons françaises : un peu comme si Michel Drucker jouait de la guitare et chantait avec tous ses invités.
A noter aussi la présence très éthérée d'Eric Clapton qui n'est pas au mieux de sa forme (doux euphémisme pour dire qu'il est dans l'héroine jusqu'au cou !).
Attention tout de même : il y a par moment un ou deux vrais nanards qui peuvent se visionner en accéléré.
On ne peut que réécouter pour ne pas l'oublier l'intégralité des enregistrements que Johnny Cash a fait à la fin de sa vie pour le label American Records (qui a aussi produit Slayer !)


vendredi, décembre 26 2008

The Wire (suite et fin)

J'ai enfin vu la suite et fin de The Wire (saison 4 et 5 donc) et ce qui était improbable, c'est à dire que cela soit encore mieux que les trois premières saisons, a été fait !
J'ai surtout été sensible à la quatrième saison qui traite des écoles de Baltimore, surement à cause de mon job de prof itinérant.
De suivre pendant un an quatre élèves qui rentrent en quatrième sert de trame à la saison toute entière et il est bien évident que je ne vous raconterai pas leur destin.
La cinquième saison est, elle, consacrée au cinquième pouvoir : la presse. Tout ce que je peux vous dire est que la fin est à la hauteur du tout dernier épisode des Sopranos :)


Le seul gros problème de The Wire (Sur écoute) est sa diffusion ... je ne sais même pas si cela a été diffusé à la télévision française...mais vous pouvez avoir de la chance d'avoir, comme moi, une super "médiathéquaire" qui en a déjà dégoté 2 saisons complètes en dvd !

mercredi, novembre 12 2008

Un blog qui détend (comme son titre l'indique)

Je n'ai jamais été un fan des blogs, et si j'ai décidé de m'y remettre (oui on peut dire que les aventures linuxiennes de l'an 2000 étaient déjà un blog !) pour parler un peu d'autres choses que de musique, ce qui est tout de même mon sujet de prédilection toutefois.
Je parlerai parfois ici donc de musique (on ne peut pas y échapper), de films, de séries (je crois bien même qu'avec l'âge, je préfère de plus en plus le format court de la série), de livres, et même parfois de Larcenet qui m'a réconcilié avec la BD.
Les billets ne seront absolument pas réguliers, car je ne veux plus m'astreindre comme j'ai pu le faire pour mon site à un rythme de production.


samedi, novembre 8 2008

The Wire (en français Sur Ecoute)

Bon ! Je vous ai déjà dit que j'aimais les Sopranos, et que rien ne pouvait arriver à la cheville de cette série !

Et bien je crois bien que j'avais écrit trop vite... j'ai trouvé The Wire ! Cette série en 5 saisons (dont je n'ai vu que les trois premières), est tout bonnement excellente.

Vous allez suivre les aventures de policiers de Baltimore en train tant bien que mal d'endiguer le crime.

Comme l'indique le titre de la série, une bonne partie de l'intrigue porte sur des écoutes, mais ne vous laissez pas avoir, là n'est pas l'essentiel ! L'essentiel est encore une fois dans l'analyse des rapports humains tant du coté policier que truands.
Les policiers sont confrontés à leur hiérarchie qui elle même est sous l'emprise des politiciens locaux et tout se résume bien vite soit à une question de moyen, soit à des statistiques.
Les truands sont eux confrontés aux joies de l'économie de marché et la mondialisation...
Une chose encore : regardez les épisodes en VO (avec le sous-titrage), ce n'est pas pour faire snob, mais vous perdrez une partie de la truculence des dialogues.

jeudi, août 28 2008

The Commitments

Attendre..
Attendre...
Attendre Wilson Pickett !
Et se prendre pour des blacks ! (il faut dire que le raisonnement est implacable : les irlandais sont les blacks de l'Europe, Dublin est la ville black d'Irlande etc etc donc eux sont Blacks !)
Et ils ont une mission : répandre la bonne parole de la SOul Music dans la capitale Irlandaise.
Si jamais dans votre prime jeunesse, vous ou des potes à vous ont essayé de faire un groupe, ce film vous rappellera bien des souvenirs : les égos qui explosent à la moindre once de succès, les problèmes de filles, les problemes des répétition.. et j'en passe.

lundi, août 18 2008

Andrea Camilleri : TOUT

Je ne me suis pas mis tôt à la lecture et j'ai toujours essayé depuis de rattraper mon retard.
Et on peut dire qu'avec les romans policiers d'Andrea Camilleri j'ai été gâté !
Le style est unique car l'auteur mêle des mots d'argot Sicilien à son récit (en effet savez vous que armoire se dit armouar en patois local ? (ça sent des restes de l'invasion Normande)) que le traducteur se garde bien de traduire !
Les intrigues sont bonnes et sont souvent l'occasion de faire une digression pour nous faire découvrir son île, ses trattoria et son "folklore" local sans toutefois tomber dans le cliché facile.

C'est à chaque fois un vrai plaisir de les lire ou les relire (vous ais je dit que j'étais à ma troisième lecture de L'opéra de Vigata ?).

Neil Young ; Live At Massey Hall

Je me suis toujours étonné de mon intérêt pour ce satané Canadien ! La voix très limite (surtout quand on est fan de Robert Plant) et des solos minimalistes n'auraient pas du attirer mon attention... et pourtant !
Pourtant je dois bien cumuler une quinzaine de CD ce qu'il faut bien appeler un p***** de songwriter.
Les 16 titres de ce CD sont tous simplement un très long moment de grâce !
Neil Young est dans une bonne forme et alterne les morceaux (ah oui je ne vous ai pas dit qu'il était seul sur scène !) à la guitare et au piano.
Cet enregistrement date de 1971 et pourtant le son est impeccable
Je ne peux que vous conseillez ce disque pour découvrir Neil Young : vous serez emballé :)

dimanche, août 17 2008

Les Soprano

Ite MIssa Est (pour les non latinistes ; la messe est dite)
J'ai le sens du résumé non ?
Pour les autres il va falloir que je donne un peu plus de détails : vous allez vivre le temps de 6 saisons les vicissitudes d'un capo de la mafia du New-Jersey qui doit se débattre entre ses problèmes de couple (en effet Carmela,sa femme, n'apprécie pas trop d'être trompée), ses problèmes d'élevage (il a deux enfants), sa mère (qui est un résumé de toutes les mères castratrices ?) et bien sur ses problèmes de travail...
Ce qui nous donne un personnage prêt pour la dépression et le Prozac (avec un facteur de déclenchement de crises hors du commun.. l'envol de canards...) !
Le "hic" c'est que Psychanalyse et Mafia (même si il déteste ce terme) ne font pas bon ménage.
On est loin du cliché de Mafia Blues (même si j'ai apprécié les deux opus de la rencontre Billy Cristal / Robert de Niro), on est immergé dans la vie de Tony Soprano ("T" pour les intimes qui regardent en VO sous titrée) et ses affres.
Cette série est bien plus profonde qu'elle en a l'air car elle dissèque avec une férocité l'hypocrisie des rapports humains, des compromis que l'on fait volontairement ou pas.
Tous les personnages secondaires sont excellents et on est vite immergé dans ce microcosme glauque.
A voir et revoir.

samedi, août 16 2008

BBA : Live 1973

Ce double CD  est le plus cher de ma collection ! (bootlegs compris !). Et encore je me considère comme un chanceux car moi je n'ai pas eu a trouver la version vinyle gainée de cuir :)

L'objectivité n'étant de mise, je reste admiratif devant cet album :)

Tim Bogert et Carmine Appice forment la section rythmique la plus efficace de cette époque et offre à Jeff Beck un terrain de jeu confortable pour ses acrobaties.
Soyons tout de suite honnête Jeff Beck ne m'intéresse pas quand il joue du Jazz (même si je reste éberlué par son jeu de guitare), mais uniquement quand il se livre, comme dans cet album, complètement dans le Rock (j'avoue ma passion aussi quand il officiait dans les Yardbirds).
Pour vous en convaincre il vous faut écouter Going Down, c'est rageur et torturé à souhait.
Le seul problème de cet album est en fait de le trouver ! il n'est toujours pas paru en Europe et reste une des seules traces audibles (tous les bootlegs que j'ai écouté sont immondes) de ce qui fut le groupe d'un album et de ce live !

mercredi, août 13 2008

Fleetwood Mac : The Complete Blue Horizon Sessions

Ce coffret regroupe les sessions de ce qui fût un fabuleux groupe entre 1967 et 1969.

Les 99 morceaux sont tous excellents et on peut enchainer les versions alternatives sans déplaisir ce qui est rare (je pense particulièrement aux versions de Need Your Love So Bad qui s'étirent sur presque 38 minutes)

Le touché de guitare de Peter Green (qui a 21 ans au début des ces enregistrements !) restera toujours une référence dans le monde du blues, je vais même vous avouez une chose, si je n'étais pas fan de Jimi Hendrix, je serai devenu fan de Peter Green !
Ceux qui pensent que Santana joue une bonne version de Black Magic Woman peuvent pleurer : la version originale est bien au dessus de la mêlée.

Le seul bémol à mon goût est que les deux Sessions enregistrées avec des musiciens comme Otis Spann et Willie Dixon sont un cran en dessous de ce qui est proposé sur les quatre autres CD.
Il est vraiment dommage que Peter Green ait souffert autant de devenir célèbre (sans parler de l'usage des drogues) et n'arrive à surmonter ce challenge.
Le groupe meurt doucement avec les départs / fuites successives de ces guitaristes : Peter Green, suivi de Jeremy Spencer puis en dernier de Danny Kirwan.

La décence me dit de ne pas parler de la suite du groupe qui bien que fort populaire, n'a plus rien à voir avec un des plus fins des groupes de Blues des 60's.